mardi 9 juin 2009

65ème anniversaire


Ils sont revenus 65 ans après. Ils sont douze qui portent fièrement leurs médailles plus que méritées. Après les cérémonies officielles, ils se promènent dans les rues, essayant de se souvenir, reconnaissant çà et là des maisons qui ont pu leur servir d’abris.
Douze vétérans qui ont débarqué sur Juno, le nom de code de la plage qui s’étend de Courseulles à St Aubin, le 6 juin 1944. Ils sont canadiens et à l’époque sont sortis des barges avec leur vélo.
A quelques dizaines de kilomètres de Courseulles, Barak Obama, le Président des Etats-Unis se recueille sur les tombes du cimetière américain proche d’Omaha, la plage sanglante où des milliers de soldats américains sont tombés dès la première vague d’assaut. Les jeunes recrues allemandes étaient bien encadrées par des soldats expérimentés qui venait du front russe, les gilets d’assaut mal conçus ont entrainé vers le fond ceux qui ont sauté trop tôt.
La situation désespérée a conduit à des actions héroïques qui ont fini par payer. Au bout de plusieurs heures, après tant de sacrifices, des passages sont dégagés qui permettent de sortir de l’enfer. La défense allemande finit par être totalement vaincue.
Je n’oublie pas que ce débarquement a conduit les armées alliées depuis la côte normande jusqu’à Buchenwald, Dora et Parchim où Charles a été enfin libéré après 15 mois de camp de concentration.

Des sirènes nous font nous retourner. Des motos de guerre précèdent toutes sortes de véhicules qui ont servi à libérer la France en 1944. « Keep them rolling », c’est l’association qui semble internationale qui garde les command car, les jeeps et autres véhicules de guerre en état de fonctionnement. On pourra les voir toutes la journée ici et là.

A la salle du bassin Joinville, une exposition présente Courseulles du 6 juin 1944 à fin juillet. Courseulles devient le 7 juin 1944 le premier port libéré de France. Il va devenir une gigantesque plate forme logistique. De nombreuses photos montrent cette formidable activité. Il y a aussi un des bérets du General Montgomery. En fait Montgomery n’était pas spécialement entiché du béret, mais lors de la campagne d’Afrique où il a vaincu Romel, il a voulu se rapprocher du front à bord d’un char. Un soldat lui a passé son béret en lui expliquant qu’il serait mieux qu’avec son casque dans un char. Il a pris le béret et y a mis son insigne de général à côté de celui du régiment.
Le béret est devenu tellement médiatique qu’il ne l’a plus quitté. A Courseulles, coiffé de son légendaire béret, il va accueillir dans les jours qui suivent le débarquement, le Général de Gaulle, Churchill, Eisenhower.
Sur les photos, il est facile de mesurer les dégâts de la guerre. La plupart des maisons sont sans fenêtre, sans toit, les murs éventrés.
Aujourd’hui, les belles villas normandes d’avant guerre ont disparu. Elles sont remplacées par de petits immeubles pas toujours de belle architecture.

Passant au marché aux poissons, nous achetons une daurade pour faire un carpaccio
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